Cyril Stalder – du Texas à l’archipel d’Hawaii

Retour aujourd’hui sur la performance de Cyril Stalder, qualifié depuis le 22 avril dernier, aux Championnats du Monde Ironman qui auront lieu en novembre prochain sur l’archipel américain d’Hawaii. Cyril court après cette qualification depuis plusieurs semaines, mois et années, jalonnés d’entraînements longs et difficiles, tel un athlète professionnel jonglant entre sa passion et sa réelle profession au bord des bassins. Il est parvenu à décrocher son slot pour le « Mythe Kona » lors de l’Ironman du Texas en terminant 8ème de sa catégorie: TTPissime!!!

Le nombre de TTPiens et TTPiennes ayant participé à cette grande finale mondiale depuis la création du club se compte encore sur les doigts d’une main tellement ceux-ci sont rares. Néanmoins, le club nourrit cette année de beaux espoirs de voir pas 1, mais 2 athlètes (voir plus !!!) outre-Atlantique. Nous pensons notamment à Mickaël Gaudin, notre coach natation, en pleine préparation pour la course nationale Zurichoise fin juillet.

Interview croisé avec notre champion du jour >>

Cyril, tout d’abord félicitations pour ta performance et ta qualification !  Tu as choisi le Texas pour t’aligner sur Ironman cette année, peux-tu revenir sur cette décision et nous expliquer ton choix ?

J’ai choisi le Texas pour plusieurs raisons:

  • Le nombre important de slots, places qualificatives pour Hawaii, proposés (75 pour en général 40 sur la plupart des autres Ironman, répartis dans toutes les catégories).
  • La date dans le calendrier, me permettant en cas d’échec de retenter ma chance sur un autre Ironman en fin de saison. Le but étant quoiqu’il arrive d’obtenir une place pour Kona cette année.
  • Un de mes amis participait également à la course. C’est une aventure que l’on a envie de partager et c’est aussi, quelque part, rassurant d’avoir des proches qui t’accompagnent. C’était l’occasion !

 

Comment s’est passée ta préparation sachant que cette course est prématurée dans le calendrier européen ?

J’ai confié cette année ma préparation à mon frère. Ses 6 qualifications à Hawaii sont la preuve que sa façon de s’entraîner est efficace. Elle m’a totalement convenue et elle s’est plutôt bien passée, sans réel problème physique.

L’inconvénient ici en Suisse, pour une préparation hivernale, c’est le froid. Même si en natation et course à pied cela ne change pas grand chose et ne me dérange pas, le vélo me devient vite pénible (la preuve, j’ai dépassé les 100 h d’Home trainer devant les 8 saisons de Dexter ! ).

J’ai également moins nagé que les autres années, 2 séances voir max 3 par semaine (8 a 10 Km/sem), afin de laisser plus de temps aux autres disciplines; cela s’est un peu ressentit sur le temps passé dans l’eau, 1h05 cette fois-ci, ce qui n’est pas mon meilleur chrono.

Le plus compliqué dans mes préparations est finalement de placer les séances d’entrainement dans mes horaires de boulot. Je travaille avec des horaires décalés, alternant en permanence tôt le matin ou tard le soir, en plus d’un week-end sur deux, avec des jours et nuits de piquet. Assez compliqué d’avoir un rythme et de bien récupérer. Toutefois, n’ayant pas d’enfants et une copine qui partage ma passion, je ne suis pas le plus à plaindre.

D’ailleurs, pour les intéressés qui veulent voir toute ma préparation, je peux leur fournir mon lien garmin connect et le contact de mon coach.

Comment as-tu par conséquent abordé cette course, confiant ?

Oui j’ai abordé cette course confiant car mieux préparé et plus expérimenté que lors des précédentes courses (même si c’était seulement mon 3ième Ironman). Les séances d’entraînements se sont « grosso modo » bien passées (même si les bonnes sensations n’ont pas toujours été là), les chronos eux étaient plutôt bons, ce qui est rassurant, et quand en plus le Frangin, 6 fois finisher à Kona te dit : « t’es prêt !! Ça va le faire !! », cela te remonte à bloc !

Tu signes un impressionnant 9 h17 et notamment un excellent vélo et marathon, peux tu nous raconter ta course ?

La natation s’est faite dans un lac et sans combinaison néoprène. Je l’ai fait aux sensations, sans chercher à vouloir aller vite. Le but était de limiter la casse sans gaspiller trop d’énergie au vu du peu d’entrainement dans cette discipline. J’espérais nager en dessous d’1h 05. C’est passé juste !
Je m’attendais à un parcours vélo assez plat avec pour objectif de rouler en max 5h, mais il s’est avéré plus corsé que prévu, plusieurs ponts et rampes d’autoroute à franchir; mais c’est surtout le vent qui s’est levé au retour du deuxième tour qui aura fait du dégât (15 min de plus sur la deuxième boucle😤). Je reste toutefois satisfait de mon temps car il m’en restait encore sous le pied, ce qui m’a permis de poser le vélo assez frais…
Je pars à pied avec de bonnes sensations (1h pour la première boucle de 14 km 😃). J’ai commencé à être un peu dans le dur au 26ème km: les multiples relances et enchaînements de petites montées-descentes commençant à avoir raison de moi. Je termine les 10 derniers kilomètres au mental car je savais à ce moment là que la qualification était à ma portée!

Chapeau Cyril, bonne récupération et bonne préparation pour Kona. Nous allons suivre tout ça de très près…

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